18.11.2009
SPECIAL DISQ'UTEURS SEMAINE DU JEU !

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14.10.2009
Les Disq'uteurs, 3ème couplet !

Lundi 21 septembre, 20h00, la confrérie des Disq'uteurs s'installe dans le cercle d'écoute. Un vinyle tourne déjà qui nous rappelle que Jack Bruce, le bassiste de Cream, s'acoquinât brièvement avec le guitariste et le batteur du groupe Mountain pour fonder West, Bruce & Laing et le heavy blues de « Why dontcha ». Pendant que le disque tourne et que le sillon trace sa piste, on revient sur l'optimisation de la platine, on papote disquaires et on se refile les bonnes adresses des quelques uns, héroïques, qui résistent encore et toujours à l'envahisseur mp3.
Et puis, un bras finit par se tendre avec, au bout, le premier CD de la soirée.
Katatonia .- The great cold distance (écoute : Soil's song...)
Le ton est d'emblée posé : ambiance sombre et lourde. Le son est léché, le morceau s'étire en nappes planantes, acérées de guitares ombrageuses et de roulements de batterie à la métronomie percutante. Katatonia n'en est pas à son coup d'essai. Groupe suédois formé en 1991, il signe avec ce disque son septième album. Black métal, death, doom, les débuts sont extrêmes mais le groupe n'a cessé d'évoluer. Un débat s'engage sur ce sujet : sommes-nous toujours en flagrant délit de doom ou n'en est-ce déjà plus ? Le doom, pour aller vite, est un genre spécifique du métal au tempo lent, à la basse plombée et souvent instrumental (mais pas seulement, il existe différentes chapelles) qui prend ses origines chez Black Sabbath. Mais doom ou pas, il s'agit, quoi qu'il en soit, d'un excellent disque qui nous met tous d'accord : on en prend plein les oreilles et le climat melancolico-gothique est assez obsédant. On pense à Opeth en beaucoup plus pop-rock.
Sunn O))) .- The Grimmrobe demo
Et du doom, en voici, sans ambiguïté aucune cette fois. Nous sommes même en présence d'un des groupes les plus radicaux du genre. Tout est dit en 3 morceaux mais dont le plus court avoisine les 15 minutes. Uniquement instrumentale, la musique additionne les couches de guitares et les lignes de basses aux accordages tortueux et déroule une litanie répétitive et hypnotique. Nos cœurs ont ralenti leurs battements et nos oreilles attendent un signe, un changement, ne serait-ce qu'une nouvelle note, une pointe d'espérance dans ce rouleau compresseur apocalyptique. Il n'est plus question, là, de savoir si l'on aime ou pas : nous sommes simplement en train de vivre une véritable expérience sensorielle.
Meleeh .- Another low. A new hollow
Avec Meleeh, on ne change pas une formule qui gagne et les disq'uteurs continuent leur périple dans une veine très rock. La tonalité sombre et torturée demeure mais dans son versant punk hardcore. Le chant, clair, s'éraille jusqu'à l'égorgement. La batterie ne nous laisse aucun répit, le rythme est effréné et les guitares saignent de toutes leurs cordes. Tout comme Katatonia, Meleeh est un groupe suédois et on ne dira jamais assez la suprématie des pays scandinaves dans les différents genres du métal. L'un des disq'uteurs évoque Coroner, un groupe de thrash auquel lui fait penser Meleeh. C'est noté.
Jesus Lizard .- Liar
Formé en 1987, séparé en 1999, Jesus Lizard est un groupe américain qui a marqué le rock indépendant des années 90 au même titre que Nirvana, Fugazi ou encore Sonic Youth. Le son est sale, produit à minima et on entend presque le groupe répété dans son garage. On parlait alors de Noisy rock (ou rock bruitiste), de lo-fi (pas besoin de hi-fi pour s'en délecter) et bien sûr de grunge. Le fonds reste punk et cinglant et Meleeh, écouté juste avant, n'est ni plus ni moins que le rejeton énervé de Papa Lizard, biberonné aux guitares « crassement » métalliques. Un disq'uteurs y entend soudain du funk. Un autre s'insurge : « du funk ? Où ça ? ». Le débat est houleux. Mais, après tout, oui, pourquoi pas du funk quand on sait qu'il s'agit de la sueur !
Saint-Saëns, Camille .- Le carnaval des Animaux
Après tant de transpiration et de rock décharné, nous quittons la musique du diable, forgée au cœur du blues, pour passer sans transition à une des œuvres les plus célèbres du Compositeur Camille Saint-Saëns, le fameux « Carnaval des Animaux », autrement sous-titré « Grande fantaisie zoologique ». Il s'agit d'une suite de petites pièces pour 2 pianos, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, clarinette, harmonica et xylophone : autant dire une formation de musique de chambre inhabituelle en cette année 1886 ! Nous commençons par écouter une version qui ne nous convainc pas avant d'être subjugué par cette interprétation, emmenée de main de maître par les frères Capuçon, Renaud et Gautier, respectivement au violon et au violoncelle. Humour et délicatesse sont au programme. On écoute le « Cygne », l' « Aquarium », véritable tube de la musique classique, et on s'amuse de la citation « à 2 à l'heure dans les basses » du « French Cancan » d'Offenbach pour signifier la « Tortue ». Une excellente porte d'entrée dans la musique classique.
Reed, Lou .- Transformer
Et décidément, la soirée se déroule sous le signe de la guitare puisque nous voilà revenu dans la sphère du rock. Grand classique parmi les classiques (comme quoi, on ne s'éloigne pas trop de la musique savante !), le « Transformer » de Lou Reed est une pierre angulaire de sa discographie solo post-Velvet Underground. Après un premier album boudé par le public, il est repêché par David Bowie, grand fan, qui lui produit ce disque, en 1972, avec lequel il percera définitivement, notamment grâce au succès de la chanson « Walk on the wild side ». Mais les disq'uteurs ne foulant pas que les sentiers battus, notre intérêt se concentra particulièrement autour de l'écoute de « Perfect day », une chanson mystérieuse en décalage avec la tonalité générale du disque : ambiance bucolique, texte élégiaque. Belle chanson d'amour ? Mais alors pourquoi cette phrase qui la termine : « tu n'as plus qu'à récolter ce que tu as semé ». Ironie mordante ?
Joseph, Anthony & the Spasm Band .- Bird head son
« Bird head son », le fils de tête d'oiseau, c'est le surnom qu'on donnait à Anthony Joseph dans son enfance à Trinidad. Aujourd'hui, il vit à Londres mais se souvient de cette enfance et de ses origines à travers une dizaine de morceaux au groove vaudou habité. Son moyen d'expression : le slam, ce chant parlé virtuose qui fait de l'interprète un véritable conteur. S'appuyant sur une musique tendue, fiévreuse et libre entre jazz, funk et percussions luxuriantes (le groupe ne s'appelle pas Spasm band pour rien), ce véritable poète parvient même à captiver les non-anglophones en projetant ses mots et ses phrases comme les notes d'un instrument. Tant de couleurs et de frénésie nous mettent en transe. Le rock est loin mais la sueur demeure !
Benin, Maurice .- Peut être
Un peu de chansons, maintenant. Changement de style et retour en France avec un héritier « Brélien », aujourd'hui méconnu, voire inconnu des nouvelles générations, le sieur Maurice Bénin, désormais noté Môrice Benin (avec ou sans accent, c'est selon). Môrice Benin, donc, est apparu, sur l'échiquier redoutable de la chanson française, en 1968, signé chez Barclay. Mais très vite, épris de liberté et fuyant la langue de bois, le sieur prend ses distances avec l'industrie du disque et le showbiz en général. Chanteur engagé, concerné, il s'investira souvent dans des mouvements populaires tel que le rassemblement sur le plateau du Larzac en 1973. D'une mystique parfois controversée, Môrice Benin n'en dégage pas moins une force poétique et une aura qui prend tout son sens sur scène (son talent d'interprète est unanimement reconnu). Son langage peut être vert, ciselé et percutant (à l'image des chansons « Peut être » ou « Je suis un chanteur engagé » que nous avons écoutées) ou d'un délicat lyrisme. L'album « Peut être » date de 1975.
Toussaint, Allen .- From a whisper to a scream
Les disques s'enchaînent et ne se ressemblent pas. On reprend le bateau, on dépasse l'Angleterre d'Anthony Joseph, on rame ferme, moussaillons, et on amarre dans le creux de la crescent city, la cité du croissant, mythiquement connu sous le nom de Nouvelle-Orléans. Berceau du jazz, la Nouvelle-Orléans brasse moult musiques charnelles et festives derrière lesquelles vous trouverez souvent le nom d'Allen Toussaint. Cette grande figure de la musique néo-orléanaise possède de multiples casquettes : compositeur, pianiste, chanteur, arrangeur et producteur. On débute l'écoute par le morceau titre : une basse indolente, certainement engluée dans le bayou, une guitare lascive et des chœurs féminins qui ne le sont pas moins, la tension monte petit à petit et les cuivres font office de soupapes. Autant vous dire qu'il fait chaud, très chaud...Rythmique funky sur « Chokin'kid » avec un petit côté rock sudiste dans ce qu'il peut avoir de plus suave et on termine sur « Number nine », un instrumental curieux qui alterne rythme saccadé et cascades de piano cristallin. Pour la petite histoire, le slogan de Barack Obama lors des présidentielles, le fameux « Yes, we can » tire son origine d'une vieille chanson d'Allen Toussaint écrite pour le chanteur Lee Dorsey en 1970 !
Kas Product .- Ego eye
La soirée est déjà bien avancée et trop de chaleur risque de nous endormir. Haro donc sur la torpeur, un disq'uteur tend de quoi nous rafraîchir : le « Ego eye » de Kas Product. Lors du dernier rendez-vous, une allusion y avait été faîte à l'écoute de Phoebe Killdeer. Ça nous disait bien quelque chose mais il était nécessaire de nous remettre la puce à l'oreille. Heureusement, un fan était parmi nous pour combler nos lacunes. Le bras de la platine à peine lové sur le sillon, le son emplit l'espace, énorme, figeant des stalactites au quatre coins de la pièce. Groupe phare d'une new (cold)-wave française de qualité, rappelant Siouxsie and the Banshees, Kas Product est originaire de Nancy et a sorti trois albums entre 82 et 86. La musique du duo est minimaliste mais sophistiquée. La production est clairement datée de cette époque où synthétiseurs et boîtes à rythmes régnaient en maîtres. Il n'en reste pas moins que ce courant d'air froid et sombre nous fascine toujours autant. Il faut réhabiliter Kas Product !
Rodrigo y Gabriela
Allez ! On reprend du poil de la bête, en l'occurrence, pour ce nouveau disque, de la peau de l'alligator et on repart pour la dernière ligne droite. Duo de guitaristes mexicains, issu de la scène métal (le groupe Tierra Acida, inconnu de ce côté-là de l'Atlantique), Rodrigo y Gabriela fusionnent Flamenco et culture rock avec une virtuosité qui n'a d'égale que la musicalité et l'inventivité de leur jeu. Au programme : compositions originales et reprises ébouriffantes du « Stairway to heaven » de Led Zeppelin et du « Orion » de Metallica. Entièrement acoustique et pourtant d'une dynamique n'ayant rien à envier à la fée électrique, ce disque a scotché les disq'uteurs et n'attend plus que vous pour vous ébahir !
Angel Maimone Entreprise
Cet avant-dernier disque de ce troisième rendez-vous des disq'uteurs est certainement le plus singulier de la sélection. On pourrait qualifier sa musique de new-wave expérimentale mais on serait encore loin du compte. Gérard Maimone aux compositions et Olivier angèle au chant pilotent cet objet musical non-identifié qui déroute et aurait mérité une écoute en début de soirée. Nous passons vite mais c'est certainement pour mieux y revenir.
Eric Legnini Trio .- Trippin'
Ce coup-ci, la fatigue se fait sentir. Il est temps de refermer les écoutilles et de mûrir ce flot de notes ingurgitées. Pour clore la soirée, on opte pour un peu de jazz. Tant mieux, le pianiste Eric Legnini attendait fébrile en coulisse avec son trio. « Trippin' » termine une trilogie (débutée par « Miss Soul » et « Big Boogaloo ») en hommage à ce jazz gorgé de soul des années 70 dont Eric Legnini est si friand. Le piano groove, se fait parfois plus classique mais toujours avec un sens inné des mélodies. Les notes sont moelleuses et nous indiquent le chemin du lit. Bonne nuit.
16:20 Publié dans Animations, Espace audiovisuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disq'uteurs
28.08.2009
La Sélection des Disq'uteurs
Qu'est-ce que les Disq'uteurs ?
Vinyle : « Armes inégales » de CASTELHEMIS (écoutes : « le Petit Landais » et « l'Armée »)
Castelhemis est un chanteur d'origine parisienne qui eu son heure de gloire à la fin des années 70 et au début des années 80. Peu médiatisé, mais bénéficiant malgré tout d'un bel engouement populaire, il rassembla un vaste auditoire autour d'un mélange de folk et de musique sud-américaine allié à des textes libertaires et fantaisistes. Résolument régionaliste, antimilitariste et anti-nucléaire, on retrouve ses grands classiques comme « le petit landais » et « l'armée » sur « Armes inégales », son disque de référence. Aujourd'hui, Castelhemis a troqué ses habits de troubadour contre une toque de restaurateur !
♦ Vinyle : COMPILATION .- An anthology of African music : Ba-Benzélé Pygmies, collection Unesco (écoutes : « Hindewhu » + « Berceuse »)

Sans transition, nous enchaînons ces « disq'utions » parmi les Pygmées d'Afrique centrale, peuple de chasseurs vivant dans les forêts équatoriales et caractérisés par leurs petites tailles (ce que veut d'ailleurs dire le terme pygmée du grec « haut d'une coudée »). Nous avons l'impression de revenir aux sources de l'humanité avec un premier morceau, flûte rudimentaire et voix, suivi d'une berceuse où deux voix de femme se mêlent à des percussions corporelles. Ici, la musique est fonctionnelle, basée sur la répétition, et dans son plus simple appareil. Loin de nos musiques habituelles, ces collectages, au plus près de l'os et de la chair, nous embarquent pourtant immédiatement. Nous restons fascinés.
♦ CD : « Amicalement blues » de H.-F. THIEFAINE et Paul PERSONNE (écoute : « Amant sous contrôle)
D'une dimension à une autre, un nouveau bond dans l'espace et le temps nous ramène sur un terrain plus connu avec la rencontre autour du blues de Thiefaine et Paul Personne. Nous sommes divisés : certains, déçus, cherchent vainement l'essence du blues dans ce disque bien français qui apparaît factice dans sa démarche. Pourtant, l'univers de Thiefaine s'accorde bien avec son compère guitariste et les morceaux sont efficaces. On finit par se mettre d'accord : il s'agit là plus de chansons à tonalité blues qu'un vrai disque de blues, râpeux, rêche et bleu dans l'âme. Ne boudons donc pas notre plaisir.
♦ Vinyle : « Welcome to the canteen » de TRAFFIC . (écoutes : « 40 000 Headmen » et « Shouldn't have took more than you gave ») et « On the road » (écoute : Shoot out at the fantasy factory)
Traffic est aujourd'hui un groupe presque oublié. Et pourtant quel groupe ! Créé en 1967 par Steve Winwood, futur comparse de Clapton dans le super-groupe éphémère Blind Faith et chanteur claviériste aux sonorités soul et jazz, Traffic a marqué son époque et laissé des disques électrisants tel ce live « Welcome to the canteen » enregistré en 1971. Au cours de son écoute, les oreilles affutées des disq'uteurs ont trouvé que le titre « Shouldn't have took more than you gave » était basé sur la même grille d'accord que « Sweet home Alabama », le célèbre titre des Lynyrd Skynyrd (enregistré 3 ans plus tard). A noter, l'arrivée toute fraîche dans le groupe du percussionniste Ghanéen Rebop Kwaku Baah qui apporte une touche africaine insolite à la musique de Traffic.
♦ CD : COMPILATION .- Best of Ethiopiques (écoutes : Mahmoud Ahmed, « Erè mèla mèla », « Mètché Nèw »)
Nous voici repartis en Afrique. Nous sommes dans les années 70 et la musique bouillonne en Ethiopie, mélange jazz, funk et sonorités traditionnelles. Stupeur et tremblements, les disq'uteurs n'en croient pas leurs oreilles. Tel un charmeur de serpent, le saxophone omniprésent et la basse hypnotique nous envoûtent. On doit à Francis Falceto l'exhumation de ces trésors restés trop longtemps enfouis et que l'on redécouvre désormais à travers cette mirifique collection des « Ethiopiques ». Indispensable.
♦ CD : « Weather's coming » de Phoebe KILLDEER and the Short Straws . (écoutes : « Paranoia » et « looking for a man »)
Phoebe Killdeer est une jeune chanteuse d'une grande expressivité. Elle possède une voix très cinématographique et sa musique se baigne délicieusement dans les eaux marécageuses d'un Tom Waits. Elle ne déparerait pas dans un épisode de « Twin Peaks » en crooneuse mystérieuse sur du Badalamenti. Et bien sûr, Nick Cave n'est pas loin...Tiens ! On dirait Kas Product (duo de new-wave français du début des années 80, originaire de Nancy) lance un disq'uteur. Le disque est très varié tout en conservant une belle unité. C'est assurément une révélation dont vous ré-entendrez parler. Coup de cœur ! (dans le style, vous connaissez peut être déjà Moriarty ? Non ?)
♦ CD : NOUVELLE VAGUE / The CLASH / XTC (écoutes : comparaison des versions de « Guns of Brixton » et « Making plans for Nigel »)
Puisqu'on parle de Phoebe Killdeer, n'en restons pas là et profitons-en pour découvrir le groupe Nouvelle Vague dont elle fut une des chanteuses du deuxième album. Bonne idée, d'autant plus que sur leur premier disque, la grande découverte, ce fut Camille ! On connaît depuis le parcours de la demoiselle. Mais Nouvelle Vague, qu'est-ce que c'est ? Un projet musical piloté par deux nez fins Marc Collin et Olivier Libaux qui ont transformé les classiques post-punk et new-wave en pépites acoustiques teintées de bossa-nova. Un dépoussiérage en bonne et due forme qui nous révèle la pulpe sucrée de ces standards intemporels. Aux Disq'uteurs, nous nous sommes amusés à comparer versions originales et versions remaniées du « Guns of Brixton » des Clash et de « Making plans for Nigel » de XTC. Nous n'en sommes toujours pas revenus.
♦ CD : « Songs of an other » de Savina YANNATOU (écoute : « Sareri hovin mernem »)
Accompagnée de son orchestre Primavera en Salonico (accordéon, kalimba, quanun, ney, oud, guitares, tamboura et percussions), la chanteuse grecque Savina Yannatou revisite les folklores méditerranéens et est-européens, de l'Italie au Kazakhstan en passant par l'Arménie, la Bulgarie, la Serbie, l'Albanie et bien sûr la Grèce. La soirée se termine bientôt, la nuit est tombée et la fatigue se fait ressentir. Ce disque arrive à point nommé. Il nous apaise, nous rend serein de toutes nos découvertes. Quelle grâce. Quelle plénitude. Beau voyage.
♦ CD : « Together through life » de Bob DYLAN (écoutes : « Beyond here lies nothin » et « It's all good »)
Mais il faut rentrer chez soi. Le dernier opus de Bob Dylan, légende vivante de la musique américaine, de la musique tout simplement, s'installe dans le lecteur pour nous y aider. Une voix de vieux bluesman se met alors à rugir, rocailleuse à souhait. Le premier morceau, bien rythmé, est emmené par l'accordéon de David Hidalgo, ancien leader de Los Lobos. Les chansons se baladent entre tex-mex et blues du sud profond. C'est sur « It's all good », chanson à l'ironie mordante, mais qui conclut bien notre soirée, que nous nous levons. La musique est lancinante, répétitive et nous entraîne doucement vers la sortie. Bonne nuit.
18:51 Publié dans Animations, Espace audiovisuel, Nos coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disq'uteurs
21.08.2009
Une rentrée norvégienne
L'été de Garmann, un univers à découvrir!
L'auteur norvégien Stian Hole invente l'histoire de Garmann, un jeune garçon inquiet en cette veille de rentrée scolaire, qui partage ses doutes en famille. Trois vieilles tantes ridées, un papa musicien, une maman aimante et un enfant qui s'interrogent sur les dents qui tombent, les déambulateurs, la rentrée, la peur, la vie...Les illustrations composées en partie avec des dessins, des photographies, de la peinture sont réalistes et originales à la fois. Un grand bravo à cet auteur qui poursuit les aventures de Garmann avec La rue de Garmann!!
18:59 Publié dans Espace jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
























