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26/02/2011

Des nouvelles des disq'uteurs...

 Disq'uteurs 15

 (lundi 13 décembre 2010)

 

Vader .- Necropolis (2010)

vader.jpgEn attendant les derniers arrivants, la séance débute sur du gros rock bien lourd qui dégourdit d'emblée les oreilles. Vader est un des prestigieux représentants du death métal polonais. L'approche est classique, sans doute ennuyeuse pour les spécialistes qui veulent de la nouveauté, mais très abordable pour les néophytes. L'écoute de la reprise, par le groupe, du « Black metal » de Venom nous fait dérouler l'arbre généalogique des musiques qui font du bruit jusqu'à remonter au « You really got me » des kinks en 1964 ! Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, rendez-vous le 18 avril pour un « Disq'uteurs » qui vous emmènera au cœur de la bête !

 

Angelo Branduardi .- La demoiselle (1979)

branduardi.jpgAllez, un peu de douceur dans ce monde de brute. « La demoiselle », vous la connaissez tous et vous l'avez forcément déjà fredonné sans savoir que derrière se cachait Angelo Branduardi. Ce violoniste italien, barde des temps modernes, commence sa carrière en 1974 et cartonne en France avec cette tarentelle, adaptée en français par Etienne Roda-Gil et tirée de l'album « La pulce d'aqua ». De ritournelles en berceuses, Branduardi navigue dans les eaux du folk-rock et de la musique médiévale. Les chansons sont couleurs pastels et les textes méritent une écoute attentive avant de se lancer dans la danse !

 

Vantusso .- Hurluberlu (1985)

Vantusso- hurluberlu 2.jpgAttention rareté ! Ce 33T funky aux cuivres déchaînés a été tiré à l'époque à 1000 exemplaires. Le succès n'a pas été au rendez-vous et Roland Vantusso est retourné à son anonymat. Et pourtant ! Le gaillard avait du potentiel. Les textes ont la verve du Boris Bergman des premiers Bashung et le chant a l'indolence narquoise des rockers français années 80 (Bashung, Couture). Les musiciens sont excellents et en plus c'est du régional (moselle). Soutenons la scène locale !

 

 

Marquis de Sade .- Rue de Siam (1981)

marquis de sade.jpgEntre 78 et 81, la France a eu son groupe dont, enfin, elle n'avait pas à rougir et qu'elle pouvait brandir comme un étendard. Rock hexagonal plutôt que rock français (la plupart des chansons sont en anglais), la musique tendue et froide de Marquis de Sade puisait dans le rock allemand, le bowie berlinois et s'imposait bravement aux côtés des Talking Heads et de Joy Division. « Rue de Siam » sera pourtant leur deuxième et dernier disque, chauffé au funk blanc, basse qui claque, clavier cotonneux et sax ensanglanté. Des dissensions entre le chanteur et les musiciens sonneront le glas d'un groupe qui n'a toujours pas vieilli.

 

The Sonics .- The sonics Boom (1966)

sonics.jpgLes Sonics sont emblématiques de ce que l'on nomme le rock garage et qui représentait dans les années 60, tous ces groupes pré-punk au son sale et à l'énergie rock'n roll. Les guitares sont ultra-saturées pour l'époque et même le saxophone sonne crasseux. Leur énergie affolait les foules et préfigurait les futurs MC5 et Stooges. Pas encore remis de la reprise échevelée de « Louie louie », on découvre une autre facette du groupe avec un morceau doo-woop presque sirupeux. Rien d'étonnant à cela car les Sonics accompagnait dans le même temps les Shangris-las, un girl-group aux harmonies vocales loin de la musique du diable.

 

Tangerine Dream .- Ricochet (1975)

tangerine dream.jpgSi vous ne connaissez que Jean-Michel Jarre en France et que le rock allemand (Krautrock, rock choucroute, comme on dit chez nous, sympa...) vous rebute, commencez donc par explorer la galaxie Tangerine Dream. Vous n'en reviendrez pas car le voyage est sans retour. Vous planerez dans l'hyper-espace comme le vaisseau amiral du capitaine Kirk, sans boussole ni destination. « Ricochet » est le premier album live du groupe qui à travers ses synthétiseurs n'essayait jamais de reproduire le son d'un instrument. Les nappes sonores enveloppaient le spectateur comme un cocon virginal et l'arrachait à la lourde pesanteur terrestre. Une expérience sensorielle.

 

Warning .- [Going to USA] (1981)

warning.jpgNous aurions dû terminer par Tangerine Dream. Mais les Disq'uteurs sont insatiables. Ils s'arrachent de leur torpeur avec une dextérité mélomane qui tient du surnaturel et retombent sur leurs oreilles prêt à en découdre à nouveau. Il fallait bien une alarme teigneuse pour remettre les tympans dans le bon sens. C'est « Warning » qui s'en charge et avec quel brio ! Comme on dit, dans le milieu, ça envoie. Sens du riff, chant puissant qui n'a pas peur des aigües et solos décomplexés. Cerise sur le gâteau clouté, les textes sont à l'avenant. Tout est là : slow qui tue (Tel que tu l'imaginais), touche reggae (Satan relaps). Warning, l'autre grand groupe, avec Trust, du hard rock français années 80.

 

John Legend & the Roots .- Wake up ! (2010)

roots.jpg« Wake up ! » est un album de reprises (Curtis mayfield, Donny Hathaway, Marvin Gaye...) emmené par l'alliance du rap old school des Roots et de la soul à l'ancienne du chanteur John Legend. Suite à l'arrivée de Barak Obama à la présidence des États-Unis, un vent d'espoir et de renouveau a incité ces artistes majeurs des musiques afro-américaines d'aujourd'hui, à rendre hommage à leurs glorieux aînés qui se sont battus pour leurs droits. Nous écoutons « I can't write left handed » de Bill Withers, un morceau fleuve de plus de onze minutes qui se termine dans un déluge électrique. Une montée en puissance qui laisse éclater la douleur et l'espérance de tout un peuple.

Wake up ! Et bonne nuit.

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