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28/01/2013

Compte-rendu des disq'uteurs (décembre 2012)

Les disq’uteurs

Lundi 17 décembre 2012

Un disq'uteur sous le soleil de Jamaïque,

pour une immersion dans le monde rythmé du reggae !!!


La séance s'est déroulée autour d'une découverte chronologique du genre avant la découverte des perles de chacun.


Le mento est la première musique populaire jamaïcaine. Il apparait à la fin du XIXe siècle dans les zones rurales de l'île. Le terme "mento"  désigne la danse libre qui l'accompagne, et qui plonge ses racines dans les rituels ashantis, et d'autres ethnies ouest-africaines. En raison de la mode du calypso dans les années 1940, dès 1951 les premiers enregistrements de mento portent le plus souvent l'étiquette plus vendeuse de "calypso". 

D'origine rurale, le mento utilise traditionnellement des instruments comme le banjo, la guitare, la flûte, les maracas, des percussions, mais également le piano, le violon, et le saxophone de bambou. Il existe en version plus urbaine, interprété dans les cabarets et hôtels de Jamaïque, où il connaît une forte influence jazzy (saxophone, trompette, piano, etc.).

  • Gilzene & The blue lights, - Sweet sweet Jamaïca / World village (2009)

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Le concept de sound system est d'abord devenu populaire dans les années 1950 dans les ghettos de Kingston. Les DJ chargeaient un camion avec un générateur, des platines vinyles et des haut-parleurs et installaient une street party. Au début, les DJ jouaient du R&B américain mais au fur et à mesure, la production locale de musique augmenta et les sons prirent des sonorités locales typiques.

Les sound systems étaient de « grosses » affaires car ils représentaient un moyen sûr de se faire de l'argent dans une économie instable. La popularité d'un DJ de sound system tenait surtout à son potentiel à avoir de la nouvelle musique. C'est pourquoi les DJs se mirent rapisement à la production de disques, augmentant non seulement leur potentiel mais réduisant leur utilisation de musique américaine. Au début, ils ne produisirent des titres que pour leur propre sound system, limités donc à une copie.

 U Roy. - Wake the town / Rhino records (1999) → Wake the town (1970s)

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  • Big Youth. - Ride like lighting / Sanctuary records (1972) → S90 skank

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Le ska est un style musical rythmé et reconnaissable au contretemps marqué par la guitare, les claviers et les cuivres. Originaire de Jamaïque, puis diffusé internationalement grâce notamment au label Island Records de Chris Blackwell. Toots & The Maytals et The Skatalites ont été des pionniers de ce style musical.

 Au fil du temps, la syncope du boogie basé sur le contretemps s'accentue au point de devenir le temps fort du rythme. Le ska se dégage peu à peu des différents styles, caractérisé par ce rythme syncopé marqué par un temps fort sur les deuxième et quatrième temps de la mesure. Le jeu de guitare correspond au contretemps du R&B et au piano du boogie. Les cuivres sont ajoutés pour les solos de jazz, ainsi qu'une contrebasse très en avant, comme pour le merengue, le calypso et le mento. Souvent, les morceaux joués sont instrumentaux, frénétiques et soutenus. En 1960, le ska se distingue et devient un genre à part entière. Aussi, certains affirment que le mot « ska » est né du son que produit la façon sèche de plaquer des accords sur la guitare, d'autres affirment que ce mot est la déclinaison du mot skavoovee, crié par un pianiste qui a participé à l'émergence du genre.

  •  Skatalites. - From Paris with love / World village (2002) → Garden of love / Rock fort rock (1960s)

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Le Rocksteady est un genre musical issu du ska apparu en Jamaïque au milieu des années 1960.
Il est le résultat de la transformation du ska, rythme à quatre temps, en tempo binaire, plus lent, avec un peu moins de cuivres, mais plus de claviers et de chant. Précurseur du reggae, le rocksteady fut joué par des groupes vocaux jamaïcains tels que The Maytals et The Wailers. En tant que style de musique populaire, le rocksteady a connu une existence courte.

Musique entre ska, soul nord-américaine et rythm'n'blues, elle est caracterisée par par l'apparition de la basse électrique et un temps fort marqué sur le troisième temps. Souvent perçue comme une période de transition du ska vers le reggae, le rocksteady supplante peu à peu le ska, jusqu'à ce qu'il soit considéré à partir de 1966 comme la soul locale. 

  • Ellis, Alton. - I'm still in love with you / Heartybeat (2006)Girl I've got a date (1966)

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  • Marley, Bob , The Wailers. -  Songs of freedom / Tuff gong (2008) → Simmer down (1963)    

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 Le reggae, plus précisément reggae roots est la plus populaire des expressions musicales jamaïcaines. Il est devenu, à la faveur de son succès international, un style musical internationalement apprécié, porteur d'une culture qui lui est propre. Le reggae est souvent lié au Rastafarisme, lui-même né en Jamaïque.

Fruit de nombreuses rencontres et de métissages, il est apparu à la fin des années 1960. On le considère comme une évolution du ska et du rocksteady qui trouve aussi ses racines dans les musiques traditionnelles caribéennes comme le mento et le calypso, mais qui est aussi très influencé par le Rhythm and blues, le jazz et la soul music (la musique américaine est alors très en vogue en Jamaïque). À ces influences s'ajoutent celles de musiques africaines et du mouvement rasta. Ce métissage ne s'arrêtera pas là : aujourd'hui nombre de styles s'inspirent, intègrent ou reprennent le style reggae de par le monde. Le reggae est aujourd'hui une musique universelle, comme le souhaita son principal ambassadeur, Bob Marley.

 Le terme "reggae" apparaît en 1968, mais son origine est controversée. Il pourrait venir du mot , "streggae", qui désigne une personne mal ou trop peu habillée, et de là, les prostituées ; ce mot aurait été modifié par une radio jamaïcaine de l'époque. 

Cette phase d'évolution du reggae, est caractérisée par un tempo plus rapide, et l'accentuation du contretemps déjà présent dans le mento, le ska et le rocksteady. Puis le tempo ralentira, la basse se fera plus lourde encore, mais le reggae gardera cette base rythmique basse/batterie prédominante et ce mouvement chaloupé qui lui est propre.

Les caractéristiques à retenir :         

→ Le rythme à quatre temps, binaire, assez lourd, avec l'accent par la basse et batterie sur les temps faibles.

→ Le skank qui désigne le contretemps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier.
→ Coup de caisse claire sur le one drop (3e temps)

→ La tonalité très souvent mineure.

  • Israel Vibration. - Strength of my life /Crs (1988) → Greedy dog

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Black Uhuru. - Guess who's coming to diner / Island records (1983)  → Guess who's coming to diner

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Le dancehall tire son nom de l'anglais dancehall (« salle de danse » ou « salle de bal », en français) qui désigne le lieu où l'on danse à l'intérieur comme à l'extérieur. Il naît en Jamaïque au tout début des années 1980 et se propage rapidement dans les Antilles, la Réunion, l'île Maurice avant d'atteindre le reste des pays francophones.

À l'origine, il s'agit de toute musique jouée dans un espace clos. Ce terme désigne plutôt une connotation de groupe, d'ambiance, de rassemblement. Ainsi, on peut considérer que le dancehall est au monde du reggae ce que le hip hop est, en un sens technique, à la musique noire américaine populaire. Ainsi, dans les rassemblements festifs habituels que l'on appelait dancehall, à l'origine de ce style, on réalisait un morceau différent à partir d'échantillons de vieux classiques de reggae. Le parallèle avec la musique hip hop se fait donc par l'utilisation non seulement de samples mais également de synthétiseurs intervenant, parfois de bout en bout, dans la réalisation de certains albums. La grande révolution du dancehall est, en effet, l'arrivée des machines numériques sur l'île au milieu des années 1980.

  • Yellowman. -Zungguzungguguzungguzeng / Greensleeves (1983)Zungguzun ...

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  • Half pint. - Greetings / Powerhouse (1985) → Greetings

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 Le ragga, abréviation de raggamuffin ("va-nu-pieds", "galopin"), désigne la branche consciente du dancehall. Né d'une association entre état d'esprit et genre musical, cet amalgame ne se retrouve principalement qu'en France et en Espagne; aux Pays-Bas on dit "bubbling". Le terme "Ragga" est donc proche du terme "dancehall", quelle que soit l'époque à laquelle on fait référence. "Ragga" en français a servi a bien préciser une séparation avec les concepts rastas : le raggaman est un artiste à l'indépendance farouche. Il peut aborder le thème de l'excès de boisson , du sexe ou les sujets les plus mystiques et les plus militants.

  • Marley, Damian. - Welcome to Jamrock / Universal (2005) → Welcome to Jamrock

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  • Isaacs, Gregory. - Red rose for gregory / Gussie Clarke (1988) → Rumours

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Le dub est un remixage réalisé en temps réel à partir de bandes magnétiques par des ingénieurs du son. Il est, à l'origine, un remixage radical qui met en avant le couple rythmique basse/batterie et les effets de son. Inventé, développé et perfectionné par l'ingénieur du son jamaïcain King Tubby, il connaît son âge d'or dans les années 1970. À partir de 1985 apparaît l'utilisation massive d'instruments électroniques, puis numériques, en Jamaïque comme en Grande-Bretagne. Dès lors, le rôle de plus en plus important joué par les ingénieurs du son dans la musique populaire rend floue la frontière entre dub et autres musiques du même type. Différents styles de musiques numériques revendiquent néanmoins l'étiquette dub.

  • King Tubby. - The roots of dub / Jamaïcan recording (1974) → Dreads locks dub

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  • Fakoly, Tiken Jah. - Mangercratie / Blue Silver (1996) → The descendant

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Quelques références à connaître ....

Reggae africain

Blondy, Alpha. - Live au Zenith / EMI (1993) - Côte d'Ivoire 340196_1_f.jpg

→ Psaume 23, caractéristique de la personnalité mystique d'Alpha Blondy.

→ Masada

 

 alpha blondy Live Paris Bercy.jpgParis Bercy / EMI (2001)

→ Peace in Liberia




Fakoly, Tiken Jah. - Mangercratie / Blue Silver (1996) - Côte d'Ivoire

→ Don, une vraie perle bien représentative de son début de carrière

→ Françafrique

Reggae français

Indika - Strasbourg. Groupe de reggae roots auto-produit, très engagé, dans les textes et dans les faits. Le coup de ♥ des disq'uteurs!

→ Virus      → Little man   → No more war

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A découvrir par ici !!!


Dub Incorporation (ou Dub Inc). - Afrikya / 3298499004778_600.jpgDiversité (2008)

→ Métissage





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Dezarié. - Fya / I Grade Records (2001) - Iles vierges americaines (Antilles)

→ Walk wid me



51v-VV7i8PL._SS500_.jpgMo' Kalamity, The Wizards. - Deeper Revolution / Lassospikante (2009) - France

→ Autour de toi

→ Wall

→ Politika

 

Autres3298499016528_230.jpg

Groundation. - Wee free again / Young tree records (2004) - Etats Unis

→ Wish them well


seeed_schwinger_cover.jpgSeeed. - Next! /Wea (2006) - Allemagne

→ Waterpumpee

 

 

 

 

Matisyahu. - Live at stubb's / Sony (2005) - Etats Unismatisyahu-live-at-stubbs.jpg

La figure emblematique du "reggae juif"

→ Sea to sea

 

 

A découvrir ...

Massive attack. - Blues Lines / Virgin (1991) - Royaume-Uni

→ One love (feat. Horace Andy)

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Andy, Horace. - Skylarking / Hut (1996) - Jamaïque

→ Skylarking

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Cliff, Jimmy. - Cliff hanger / Columbia (1989) - Jamaïque

 → Hitting with music

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Marley, Bob. - Babylon by bus / Island records (2001)

→ Jamming

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Bad brains. - Bad Brains / Roir (1982) - Etats-Unis

Groupe de punk hardcore et de reggae composé de quatre afro-américains d'obédience rastafari.

→  Fearless Vampire Killers

→ I luv I Jah

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The specials. - Specials / Capitol music (1979) - Royaume-Uni (ska)

→ Gangsters

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UB 40. - The very b est of / Virgin (2000) - Royaume-Uni

→ Food for thought (1980)

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A vos télécommandes!!!!


Et rendez-vous pour des prochaines aventures :

 

Lundi 28 janvier

« A vos méninges : une session ouverte pour mille découvertes »

Pour faire partager vos coups de cœurs !


Lundi 25 février

« C’est drôle, c’est nul, c’est bizarre … mais j’adore ! » 

Venez nous faire découvrir différentes versions d’une même chanson


 

 


 

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